Publié chez Gallimard en un gros pavé de 2300 pages: la correspondance de Claude Debussy. Si vous lisez le journal de Papageno, les lettres de Debussy vous passionneront certainement. Comme il s'adresse souvent à des amis ou des porches, le ton y est très libre, tout à tour enjoué ou angoissé, ironique ou vindicatif. Par exemple, à son éditeur Jacques Durand, il écrit en 1906:

Moi vous savez, je ne suis point jaloux, la vraie mer joue encore mieux que moi avec les vagues, elle a plus de couleurs et aussi plus d'espace pour cela: tout de même je ne lui en veux pas et je l'engage à continer.

Dans la préface, François Lesure tente de cerner cette personnalité complexe, qui pouvait présenter à chacun de ses amis un visage différent. Une fine plume, en tout cas.

A lire aussi: la Mer, analysée par Djac Baweur, avec une précision musicologique toute relative et dans un style littéraire très différent mais tout à fait réjouissant.