Que je suis à plaindre ! j'ai perdu tout ressort, et je suis tombé dans un abattement qui ne m'empêche pas d'être inquiet et agité. Je ne puis rester oisif, et cependant je ne puis rien faire. Je n'ai aucune imagination, aucune sensibilité pour la nature, et les livres m'inspirent du dégoût. Quand nous nous manquons à nous-même, tout nous manque.

(Goethe, les souffrances du jeune Werther)


(Sombes pensées, de Patrick Loiseleur, pour violoncelle seul, interprété par Benoît Stroh)


(Melancolia, Domenico Feti)
La forme de ce billet (une citation littéraire, une reproduction de tableau et un petit bout de mp3) est un clin d'oeil au blog de Didier da. Je tiens par ailleurs à remercier Benoît Stroh pour la qualité de son travail qui a fait de la création de ces Sombres pensées un grand moment. La partition est disponible ici.