Norman Lebrecht invite jusqu'à demain les lecteurs de son blog à voter pour le ou les compositeurs vivants qu'on écoutera toujours dans 50 ans. Le critère de la durabilité est sans doute l'un des meilleurs et des plus objectifs pour évaluer la qualité de la musique, indépendamment de toutes les considérations de style ou de goût. Ainsi Brahms le passéiste et Liszt l'audacieux ont tous les deux résisté à l'usure du temps par la qualité de leur musique, ce qui nous permet d'apprécier aujourd'hui ce qu'ils ont en commun comme ce qui les différencie.

S'il y a un biais de sélection assez clair envers les compositeurs américains ou travaillant aux États-Unis, on y retrouve pas mal de noms connus, des avant-gardistes comme Carter ou Boulez mais aussi des compositeurs plus populaires comme Arvo Pärt ou John Williams. Il y a surtout une demi-douzaine de noms que je vois pour la première fois. Suis-je donc complètement inculte ? Ou bien est-il si difficile pour un compositeur aujourd'hui de se faire un nom parmi les milliers de compositeurs en activité ? Les deux, sans doute.